Posturologie à Pierrefonds et Senlis

La posturologie

(Artiste: Michel Baczyk, peintre, sculpteur...)

La posturologie est une méthode d’étude pluridisciplinaire de la posture et de ses dérèglements. Elle s’inscrit dans une approche holistique (globale) de l’individu. La posture ne se limite pas à la position des segments corporels (bassin, épaules…), c’est aussi et surtout une question de

stabilité, qui reflète l’équilibre du tonus (tension) des chaînes neuro-musculaires. L’être humain doit sans cesse lutter contre la gravité pour parvenir à se tenir debout.
Le corps oscillant constamment autour de sa position d’équilibre, tous les haubans musculaires devraient être sollicités alternativement. Mais les habitudes de travail ou sportives, les stress, notre personnalité, favorisent une position ou un déséquilibre particulier, qui obligera certains haubans à travailler en excès.
Ainsi apparaîtront des pathologies fonctionnelles qui, en l’absence de traitement postural, évolueront progressivement vers l’organicité

La posturologie permet de traiter les troubles fonctionnels de la posture et de l’équilibre, et des douleurs qui en sont la conséquence.

Une notion clé est la différence entre les problématiques fonctionnelles et lésionnelles.
Les premières relèvent de simples dysfonctionnements de certains systèmes ou tissus du corps (peu ou pas visibles aux examens complémentaire : radios, scanner, écho…), alors que les secondes sont en rapport avec de véritables lésions organiques (usure / altération des tissus).

L’évolution pathologique se fait par une migration progressive, plus ou moins rapide, de simples dysfonctions (problème fonctionnel) vers de véritables lésions (problème lésionnel)

Une comparaison simple est le moteur de voiture : de banales erreurs de réglages finissent, en l’absence d’entretien, par aboutir à l’usure des pièces (toutefois plus faciles à changer sur une voiture que chez l’être humain !).
Une autre image (chère à Bernard Weber) est la feuille de papier qui serait d’abord pliée, et pourrait donc encore être utilisée malgré quelques désagréments, mais qui, à force d’être pliée et dépliée finirait par se déchirer.

Le corps humain est vivant, il évolue sans cesse : toujours en mouvement, en adaptation perpétuelle (plus ou moins réussie) aux agressions extérieures et à ses propres contraintes internes dans le but d’assurer l’homéostasie (équilibre).
L’évolution vers la maladie est donc progressive : on ne passe pas d’un état « normal » à un étant « pathologique » d’un instant à l’autre (hors traumatismes directs) : la problématique n’est jamais à 100% fonctionnelle, ni à 100% lésionnelle. (Weber 1964, Canguilhem 1966.)
Les traitements posturaux s’adressent à la part fonctionnelle des troubles, c’est pourquoi ils sont particulièrement pertinents aux stades initiaux de l’évolution mais restent rarement totalement inefficaces, même à un stade avancé.
A chaque fois que vous entendez « c’est l’arthrose, on ne peut rien faire ! », ou « c’est l’âge, on ne peut rien faire ! », dites vous qu’un traitement postural peut vous être utile. Pas miraculeux, avec un soulagement sans doute moins important que si vous aviez 20 ans, mais pouvant toutefois fréquemment améliorer durablement votre qualité de vie.

 

  La douleur est une alarme qui se déclenche tardivement (plus ou moins selon les personnes) : après une première phase de dérèglement postural silencieuse. Le dérèglement, lors de cette première phase asymptomatique peut toutefois être mis en évidence par des tests cliniques.
Le traitement postural qui en découle peut donc aussi permettre la prévention de l’apparition des symptômes.Je vous laisse juger de l’utilité de couper l’alarme (avec des antalgiques / anti inflammatoires) sans essayer de comprendre pourquoi elle s’est déclenchée…

A chaque fois qu’on vous tient le discours : « les examens sont normaux, donc vous n’avez rien ! » (malgré vos douleurs !!), vous pouvez être sûr que votre problématique en est à un stade trop fonctionnel pour que les lésions soient visibles, même des examens complémentaires les plus performants (IRM…).

 L’approche de la médecine allopathique (classique) consiste malheureusement trop souvent à attendre que les lésions apparaissent pour de commencer à vous prendre en charge, par méconnaissance (ou rejet) des problématiques fonctionnelles préexistantes, et des solutions thérapeutiques correspondantes qui pourraient vous être utiles à ce moment-là. (Weber 1964)
Avec dans le pire des cas un déni de votre souffrance, ou un report un peu trop rapide sur la sphère psychosomatique, parfois sans proposition de prise en charge de cet aspect-là non plus.

L’ostéopathie est un système thérapeutique basé avant tout sur une connaissance précise de l’anatomie humaine.
L’ostéopathie consiste, dans une compréhension globale du patient, à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les restrictions de la mobilité des tissus du corps humain susceptibles d’en altérer l’état de santé”. (Référentiel Métier Ostéopathe®)

Elle ne concerne pas uniquement les os et articulations, mais toutes les structures qui composent le corps humain,
et elle ne s’adresse pas seulement aux douleurs de d
L’ostéopathie était fondée à l’origine sur des axiomes et des connaissances pratiques empiriques, mais à cette base s’ajoutent des travaux de recherche de plus en plus nombreux.

 

     De nombreuses publications soulignent l’action de l’ostéopathie sur le contrôle postural (= sur la posture et l’équilibre)
L’explication la plus cohérente est que les traitements ostéopathiques jouent sur l’entrée proprioceptive (les capteurs présents dans les muscles et articulations) du Système Postural en supprimant les nociceptions (informations parasites) qui l’affectent.

    

     L’ostéopathie ne consiste pas exclusivement en des manipulations structurelles (“cracking”), mais le plus souvent en des mobilisations douces, absolument indolores et sans risque. Selon l’âge, la morphologie et la zone à traiter, l’ostéopathe (bien formé) choisira la technique la plus adaptée à son patient. De même, il aura pris soin de commencer par un interrogatoire complet afin de savoir si une prise en charge en ostéopathie peut vous être indiquée, ou si vous devez d’abord, ou en plus, consulter un médecin.
A mon sens, l’ostéopathie est un art subtil, exigeant et difficile à maîtriser, c’est pourquoi un ostéopathe efficace ne peut être qu’un ostéopathe exclusif, qui consacre au moins 45 minutes à chaque consultation et qui accepte un nombre limité de patients par jour

    

     Malheureusement, l’expérience montre que très peu d’ostéopathes réalisent un bilan postural complet, incluant les exocapteurs (œil, pied, vestibule), et comprenant des tests debout faisant varier ces entrées sensorielles.
De ce fait, lors de récidives des symptômes (douleurs…) quelques jours ou quelques semaines après un traitement ostéopathique (de plusieurs séances), cela signifie qu’il existe certainement une nociception (information parasite) dont l’ostéopathe n’a pas tenu compte, et/ou un problème postural de fond qu’il conviendrait de faire bilanter en posturologie.

     Pour les douleurs chroniques, l’association ostéopathie + traitement de fond par semelles posturales permet alors très souvent de venir à bout des symptômes, ou de les atténuer de manière durable.

 

  Ces deux traitements sont complémentaires, et se facilitent mutuellement.

 

     La rééducation par kinésithérapie peut également être facilitée par l’ostéopathie et le port de semelles posturales.


 

 

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